Test du Poussaucul Sun System

Premier test à vélo solaire !!!!

Tout le mois de septembre, j’ai suivi les derniers concurrents du Sun Trip 2018 sur les nouvelles routes de la soie, multiplié les contacts et les recherches techniques.

A la validation de notre inscription, j’ai reçu un chaleureux accueil de la communauté des Suntripeurs et passé de nombreuses heures à discuter avec Nate des différentes options techniques.
Mon cerveau était prêt à exploser tellement il y a d’informations à ingurgiter.

Aventure solaire avec les amis

En quittant le bateau début octobre, Nate est rentré en Californie pour travailler (pas le choix avec le visa de toute façon) alors que j’ai retraversé la Manche, sous l’eau cette fois-ci. J’ai décidé de rentrer sans avion et d’en profiter pour rendre visite à mes amis Catherine, Jean-Michel, Clara et Guillaume en Belgique.

Le lendemain de mon arrivée, Catherine rentre du travail en me racontant sa conversation avec un collègue :

  • « On est ravis d’avoir la visite de la marraine de Clara en ce moment car on ne la voit pas souvent. Elle rentre de 4 mois à la voile, elle a traversé l’Atlantique en début d’année et là elle se lance dans un rallye à vélo solaire, ça s’appelle le Sun Trip « .
  • Le collègue : « le Sun Trip ?! Ah mais quelle chance, c’est mon rêve, j’ai d’ailleurs rencontré Raf (vainqueur 2013 et 2018, 2e en 2015) et l’ai suivi cet été : il est arrivé à Canton en moins de 45 jours ! »

Ma réponse à Catherine : « Ah, incroyable ! En même temps, la Belgique est un peu le 2ème pays du Sun Trip avec 25% des participants en 2018. Mais dis-moi, il a l’air ultra-motivé ton collègue. Il s’est inscrit pour 2019 ? »

Eh bien non. Alors qu’il fait du vélo, qu’il travaille dans le solaire et qu’il a les compétences techniques.
Il n’y a rien à perdre à envoyer sa candidature… C’est comme ça que Nate et moi on se retrouve embarqués dans cette aventure.

Plus on en parlait avec Catherine, plus elle avait envie de participer… Et la voilà sélectionnés avec son mari.
Et ils comptent bien prendre les enfants avec eux sur 2-3 jours !!

Catherine, Jean-Michel, Clara et Guillaume.

Les choix techniques

Après la Belgique, je suis passée par l’Allemagne voir mon amie Sandra.
J’ai profité de l’occasion pour rencontrer un autre participant au Sun Trip 2018, Jürgen, qui a construit une remorque habitable ultra légère.
On a déjeuné avec son épouse, parlé de son aventure et des avantages/inconvénients des différents types de motorisation, en rapport avec mes objectifs.

Je découvre que le Sun Trip Tour 2019 et le Sun Trip 2020 ne s’abordent pas du tout avec le même type de matériel.

Par exemple, un moteur-roue permet la régénération au freinage mais souffre en montagne.
Quant au moteur pédalier, il est parfait en cas de fort dénivelé avec un couple important mais sollicite beaucoup la transmission.

Comme en bateau, tout est affaire de compromis et une fois parti-e, il faut faire avec la météo et les aléas.
En clair, le plus important, c’est de maîtriser à fond le système qu’on choisit.

Les bonnes fées

De retour dans le sud-ouest, Béatrice et Yannick (alias les Cazaspe, Sun Trip 2015, Sun Trip Tour 2017 et 2019) ont proposé de me prêter la remorque créée pour leurs amis en 2017.
Elle est baptisée Poussaucul Sun System car c’est la remorque qui est motorisée et pousse le vélo. Elle peut ainsi être montée sur n’importe quel vélo, en un tournemain.

Sauf que je n’avais pas encore de vélo !

Et voilà que mon oncle Jacques me laisse un message ultra enthousiaste : ses très bons amis connaissent quelqu’un qui a participé au Sun Trip et tâte à fond techniquement. En plus, il habite à Pau. Il peut me mettre en contact.
Je rappelle mon oncle à la rigolade : « tu me prends pour une débutante ou quoi ? Bien sûr que j’ai contacté Bernard ; en avril déjà, juste après avoir envoyé notre candidature. Je l’ai rencontré en pleins préparatifs et il m’a invitée à sa soirée de départ pour le Sun Trip 2018 avec son fils et c’était super sympa ! »

Je confie à mon oncle que je n’ai fait aucun progrès pour le moment.
Je n’ai plus trop envie d’aller me dégoter un vélo couché aux Pays-Bas (super confortable pour le Sun Trip, moins pour le Sun Trip Tour) alors il me propose l’ancien VTT de ma tante.
Et voilà que le week-end suivant, mon oncle et ma tante m’apportait ledit VTT et un autre qui a dû appartenir à un de mes cousins. A Nate de voir s’il lui convient.
Quelle veinarde !

D’autres participants au Sun Trip Tour 2019 dont Béatrice et Yannick et l’incroyable Françoise, doyenne du Sun Trip 2018

Le prise en (main) jambes

Il ne manquait plus qu’à tester la remorque des Cazaspe.
C’est mardi dernier que j’ai fait mon trajet d’inauguration entre chez eux et Pau soit une quarantaine de kilomètres.
J’ai mis 2 heures (je n’ose pas encore « lâcher les chevaux »), il faisait frais mais grand beau.

Je me suis régalée.
Je suis passée par les petites départementales que m’avait conseillées Béatrice.
Les Pyrénées étaient superbes.

A l’arrivée, j’ai laissé le soleil recharger la batterie puis j’ai poussé en ville pour faire mes démarches.
J’ai immédiatement constaté le capital sympathie suscité par le vélo solaire. Les passants sont curieux, ils posent des questions, j’adore !

C’est l’occasion de communiquer les valeurs du Sun Trip et de parler de mobilité.
Certes, un vélo solaire nécessite une batterie et des panneaux mais pour transporter 70 kg, pas une tonne comme c’est le cas pour une voiture…

Yannick a souri quand je lui ai expliqué qu’en faisant mes calculs, j’avais constaté que je n’avais utilisé que 3 Wh/km.
J’ai comparé avec le fichier communiqué par Laurent Souchet et compris que j’en avais sous la pédale, enfin l’accélérateur.

On Je sous-estime le pouvoir de charge du solaire.
En rentrant de chez Béatrice et Yannick, j’ai consommé 114 Wh alors que j’en ai produit 90 en roulant… et j’étais partie avec la batterie pleine !
Autant dire que j’aurais pu considérablement réduire mon temps de parcours. Mais je n’étais pas pressée.

Cette expérience me rappelle mes premières sorties en scooter lorsque j’étais ado. Je n’osais pas y aller à fond, je n’ouvrais jamais la poignée au max.
Ca a fini par changer… nul doute que ce sera pareil pour le solaire !

J’apprends et je prends confiance.
En ville, je consomme maintenant 5 Wh/km, soit une vitesse 25-30 km/h. J’adore !

Mais surtout, je fais connaissance avec le système Poussaucul et précise mieux ce que je souhaite pour mon propre système.

Prochaines étapes :

  • Pau – Mont de Marsan (environ 95 km)
  • Mont de Marsan – Capbreton (environ 95 km)
  • Capbreton – Pau (environ 115 km).

J’ai hâte d’explorer les petites départementales et routes de traverse où je ne prends jamais le temps de m’aventurer…

Merci à mon oncle, ma tante, Béatrice et Yannick pour les cadeaux de noël avant l’heure ;-)

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Béatrice et Yannick ont un blog où ils partagent leurs expériences, connaissances et livrent la recette du Poussaucul Sun System. Béatrice y parle aussi de son cancer et des rêves d’aventure qu’il fait bon réaliser…

Tous les articles et vidéos du Sun Trip Tour 2019 répertoriés sur cette page.

8 réflexions sur “Test du Poussaucul Sun System”

  1. Ping : Comme dans un film... -

  2. Bonjour.
    Est-ce que la poussée de la remorque motorisée ne soulève pas un peu, ne déleste pas un peu, la roue arrière du vélo ?
    Bonne année roulante
    JJF

    1. Bonjour JJ et belle année à toi aussi.
      Non, je trouve que le velo se comporte normalement. J’utilise l’assistance avec modération alors je n’ai fait soulever la roue arrière qu’à l’arrêt, en accélérant les freins serrés !

  3. Ping : Plus nocive que 15 cigarettes par jour -

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