Sun Trip Tour, J-4 : un coup de pédale à la fois…

Comme je l’ai avoué dans mon précédent billet que je n’étais pas une cycliste (pas encore en tout cas), peut-être que je dois expliquer pourquoi cette idée folle de nous lancer dans le Sun Trip.

Un coup de pédale à la fois

Parce qu’en fait, pas besoin d’être un-e cycliste chevronné-e pour faire du vélo.

Je viens de survoler le très beau livre de Joshua Cunningham Un globe-trotter à vélo – 11 mois, 26 pays, 21 000 km et j’aime beaucoup ce qu’il écrit :

« De nombreuses personnes s’estiment incapables d’entreprendre un long périple à vélo et émettent des réserves sur leur forme physique ou leur aptitude mentale à mener à bien un tel projet. Il y a pourtant un moyen de surmonter toutes ces craintes.
Il repose sur un principe simple : si vous pouvez pédaler jusqu’au bout de la rue, vous pouvez pédaler jusqu’à la prochaine ville. Et si vous pouvez continuer jusqu’à la ville suivante, vous pouvez probablement poursuivre encore un peu.
Si vous appliquez ce principe sur plusieurs jours vous finirez par avoir couvert des centaines de kilomètres […] »

C’est ça que mon amie Julie avait bien compris et qui me paraissait totalement inconscient au moment de notre rencontre !

« Un coup de pédale à la fois », se répétait en boucle Anick-Marie Bouchard sur le Sun Trip 2013. Elle qui ne jouait pas la carte sportive mais celle de l’audace du voyage solo au féminin.

Si le Sun Trip me fait rêver, c’est d’abord parce que les aventuriers portent ce message qu’avec le vélo à assistance électrique solaire, on est « tous capables« .

Anick-Marie à l’arrivée à Astana en 2013.

Diversité, liberté et aventure

Et ensuite, il est impossible de rester insensible à ces profils mis en lumière par les films de Florian Bailly (pionnier en 2010 et fondateur/organisateur du Sun Trip).

Il y a parmi les participants une diversité qui fait un bien fou.
Tous pédalent.
Même les jeunes, les vieux, les femmes, les handicapés, les non-cyclistes, les non-techniciens… les souriants et les ronchonchons (en fait, je ne crois pas que la dernière catégorie existe).

Diversité et liberté dans la conception des vélos.
Diversité des aventuriers.
Diversité et liberté dans les choix de parcours (pour le Sun Trip Tour, ça reste libre entre chaque étape).

L’objectif est de contourner la standardisation, de laisser un maximum de liberté aux aventuriers et de montrer que le voyage à vélo solaire n’est pas réservé ni à une minorité de bricoleurs, ni à des athlètes, ou encore à des militants écolos.

Pour Florian Bailly, « le vélo solaire c’est pour tout le monde et ça permet à certains d’oser se lancer dans une grande aventure ! »

Florian et les vélos au départ du Sun Trip 2018 © Agence Zeppelin

Ils roulent et ils nous parlent

Du film 2013, je retiens le courage d’Anick-Marie donc, qui n’avait jamais vraiment fait de vélo ni même du sport.
Je retiens aussi l’incroyable combativité de Cédric malgré son handicap, des problèmes techniques, des routes défoncées et un vent à décorner les bœufs et les panneaux solaires. Il est passé si près de l’abandon mais « à force de pousser, on arrive au bout. »

Cédric Vinatier à bord de sa Salamandre

Du film 2015, l’incroyable message de Béatrice, atteinte d’un cancer et qui fête son anniversaire sur le parcours : « j’ai 50 ans aujourd’hui et je suis en vie. Sur mon vélo je ne suis pas une cancéreuse, je suis une cycliste, je suis une suntrippeuse ».
Quatre ans plus tard, Béatrice a parcouru 30 000 kilomètres depuis ses débuts.
Malgré le cancer qui lui court après, elle ne compte pas lâcher les pédales et se demande ce qui relève de l’exploit : 30 000 kilomètres à vélo ou 9 ans de cancer : quel est l’exploit ?

Yannick et Béatrice qui m’ont accueillie si chaleureusement et fait tester leur remorque motorisée

Lors de l’édition 2018, j’étais émerveillée par le coup de pédale, le sourire et la bonne humeur de Françoise, la doyenne de 70 ans qui est allée jusqu’au bout… plus de 12 000 km parcourus en 103 jours !

Françoise à l’approche de Canton

Je cherche à m’en tenir à un profil par édition mais tous les participants forcent le respect.
Tous ressortent transformés par l’aventure.

Le mieux, c’est que tu prennes une heure pour regarder ces beaux portraits sur fond de paysages grandioses ! Et après, tu nous rejoins ?

Qui a dit ?

Quizz bonus…

Qui a dit en 2018, le matin avant son arrivée à Canton : « le Sun Trip m’a réconcilié avec l’humanité, c’était un gros défi pour moi. j’avais plutôt la vision journalistique, la vision négative, les meurtres, les décès où tu vois le côté négatif des gens et là, le voyage te fait rencontrer le côté positif » ?

Qui a dit en 2015 : « Un ami m’a dit l’autre jour que j’allais vivre en 30 jours ce que d’autres pourraient vivre en 30 ans… ou jamais. Et je crois que le Sun Trip c’est ça, c’est un concentré de vie. Bien concentré » ?

Belle journée !
Perrine

PS : on part demain mercredi, en fourgon jusqu’à Saint Étienne et on pédalera jusqu’au départ jeudi.
A défaut de pouvoir rallier Le Puy en Velay à la pédale en s’entraînant comme c’était prévu… mais bon, on a déjà atteint la prochaine ville et retour donc on peut le faire !

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3 réflexions sur “Sun Trip Tour, J-4 : un coup de pédale à la fois…”

  1. Bel article et merci pour ton hommage.
    Réponse 1 : Laurent Souchet (ou Mickaël joguet?)
    Réponse 2 : François Mendez!
    Tu es une fan de la première heure et on peut dire que tu as vraiment tout suivi au plus prés. tu mérites à fond ton titre de Sun trippeuse.

    Bises

    1. Tu as tout juste, c’est bien Laurent Souchet 🙂
      Ma groopitude est démasquée, j’ai le DVD du premier Sun Trip à la maison, je le tiens des mains de Florian, haha !!

  2. Ping : Sun Trip Tour 2019, étape 4 : de Divonne Les Bains à Chamonix -

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