Burn out et renaissance : effondrée, délivréeeee

Ca y est, j’ai 35 ans

Punaise, déjà 35 !!

Est-ce que toi aussi, année après année, tu te dis que finalement, 30 piges, 45 balais, 50 berges, 65 printemps, c’est pas si vieux et que t’as toujours pas atteint l’âge de raison ?

Les adultes (enfin la majorité d’entre eux) font croire aux enfants qu’ils ont tout compris et font toujours des choses raisonnables… Qui a le droit, qui a le droit, qui a le droit d’faire ça-aaaa, à des enfants, qui croient vraiment c’que disent les grands ? demanderait Patrick Bruel 🙂

Quand j’ai eu 22 ans, je me suis sentie coincée…

La ligne droite, pire que la ligne verte ou la ligne rouge ? (Californie)

J’ai eu 22 ans en 2006. Je prenais mon poste 2 jours plus tard.
J’avais le mec, le CDI et bientôt l’appartement.

Je rentrais d’Allemagne où je venais de vivre des années épicurieuses.

Ne te méprends pas, j’aimais le travail et mes collègues (et la sécurité/fierté d’avoir un boulot assuré depuis un an) mais je me sentais coincée.
J’avais l’impression de m’engouffrer dans un tunnel sans portes de sortie.
Un tunnel si noir, noir, noir que la lumière, je ne la reverrais plus qu’à l’aube de la retraite*…

*Retraite : un nom commun féminin emprunté au domaine militaire et qui aura sûrement disparu à l’horizon 2050 ; en tout cas associé à l’adjectif « confortable »

À 22 ans, je savais ce que je voulais

L’appel des chemins verts (Irlande)

J’aimais me laisser surprendre par des façons de penser ou de vivre différentes. J’aimais expérimenter et me fondre dans un nouveau milieu. J’étais attentive au choix des mots et remettais en question mes convictions en m’ajustant au gré de mes découvertes.

J’avais soif de vivre et d’explorer.

Pourtant, je n’ai pas osé battre en retraite pour suivre mon instinct et continuer sur ma lancée : une année dans un pays anglo-saxon, puis dans un pays hispanophone, puis en Italie… J’ai toujours voulu parler 6 ou 7 langues et vivre dans une quinzaine de pays.

Seulement voilà, je suis de la génération qui a grandi avec le refrain : « fais des études », « peu de débouchés » et « chômage » alors on a fait des études et s’est mis au boulot. Pas le choix !

Aujourd’hui, j’ai 35 ans et je sais que mon identité ne sera jamais figée.

Je ne cesse de découvrir que quand on est adulte et qu’on décide de ne plus suivre l’autoroute sociale, on passe le reste de sa vie sur de jolis sentiers à exhumer notre âme d’enfant.

Aujourd’hui, je sais que je n’aurais pas assez de 95 ans pour explorer tout ce que je voudrais (pourrais !) devenir, apprendre et vivre.

Mais ça me fiche pas le cafard.

Ca me fiche pas le cafard parce qu’au regard des trucs incroyables que j’ai vécus ces dernières années, j’ai beaucoup moins peur de vieillir qu’à 22 ans !

Ces dernières années m’ont profondément nourrie et changée.

Je ne sais pas si je peux dire transformée parce que comme me l’a fait remarquer une amie : tout est en toi, il suffit de recommencer à écouter.

En tout cas, j’ai trouvé en moi l’espace où tout est possible. Un super pouvoir que je ne compte pas lâcher !

L’heure du bilan

Key Summit ou ligne de partage des eaux dans l’île du Sud, Nouvelle Zélande

L’avantage à être née un jeudi 30 août, c’est qu’en plus du 1er janvier (et ses résolutions souvent bidon), la rentrée est aussi l’heure d’un examen personnel.
Toi aussi, ça te fait ça ?

Chaque année, je me pose cette question : vis-je ce que je veux vraiment moi ou me laissé-je juste porter ?

Se laisser porter…

Moi qui pensais être aux manettes, ce n’était pas vrai : j’ai endossé le costume de l’executive woman toute ma vingtaine.

Aujourd’hui, la réponse, année après année est « oui, je vis vraiment, vraiment, la vie que je souhaite ».

Sais-tu qu’elle est la question qu’on me pose tout le temps ?

Comment as-tu eu le courage de tout quitter ?

La réponse est simple : je n’ai eu aucun courage.

Au contraire !
Je me suis juste pris un mur.

Et au pied du mur, il fallait que je trouve une solution par et pour moi-même, pas prête à l’emploi !

Je te raconte comment ça s’est passé ?

Sur l’île d’Inis Meáin en Irlande, on érige des murs depuis l’âge de bronze…

20 juin 2014 : une phrase de trop au boulot et du jour au lendemain, mon corps s’est effondré.

J’ai eu les jambes coupées et perdu le sommeil. J’avais mal au dos, la vue troublée, je perdais la mémoire, n’avais aucune capacité concentration, des difficultés à respirer… J’étais hors service.

Mon corps s’était mis en grève. C’était même une mutinerie :

« la ferme cerveau, tu t’y prends comme un pied, j’en peux plus de tes mauvaises (non-) décisions, je reprends le contrôle ».

Mon corps, juin 2014

Vexée, j’ai résisté et tenté l’approche Rambo : trop fière, j’y suis retournée et j’ai forcé.

J’ai mené jusqu’au bout l’organisation d’un salon professionnel et après presque 2 mois de haute lutte, je me suis effondrée, de plus belle.
C’était vers le 15 octobre 2014.

Retrouver l’espoir

Brouillard sur le Milford Track, Fiordland, Nouvelle Zélande

J’étais encore plus vexée et presque désespérée.

Pas mal flippée de n’avoir aucun contrôle sur la situation, j’ai fini par lâcher et entendre une petite voix convaincre ce maudit cerveau que peut-être, ça pouvait être une chance ce burn out…

C’est en écoutant tous les podcasts disponibles sur le harcèlement moral qui abordaient aussi l’épuisement professionnel que j’avais pu faire mon auto-diagnostic.

Mais pour les remèdes, je ne trouvais rien. Nada. Niente.

Enfin si : attendre. Mais c’était pas une réponse pour moi. Combien de temps et comment je m’y prends ??

Merci à Émilie pour cet article inspirant qui parle de renaissance et m’a donné beaucoup d’espoir.

Retrouver santé et énergie

Coucher de soleil sur la plage d’Inis Meáin (c’est du sable…)

Et maintenant, comment je remonte la pente ?
J’avais l’impression de tomber dans un puits sans fond.

J’ai remis en question mes choix alimentaires, je me suis mise à manger des légumes rouges et violets, des légumineuses, à faire germer des graines.

Parce que j’ai pas précisé qu’en juin/juillet, j’étais incapable de me lever le matin… avant 18h pour me servir un bol de céréales au chocolat que je mangeais au lit avant de m’endormir à nouveau.

Désormais, je comatais devant des documentaires sur la faible qualité nutritive des fruits et légumes. Quand je me réveillais, ça parlait de souffrance animale, de l’envoi de nos cuisses de poulet industrielles, sur-subventionnées et conservées dans du formol dans les pays d’Afrique avec pour conséquence de détruire l’activité des producteurs locaux… Je me rendormais, quand je rouvrais l’œil, les TED Talks défilaient…

C’est au hasard des sérendipités que je suis passée de la nourriture du corps à celle de l’esprit.

C’est là que j’ai découvert le développement personnel et la psychologie positive.

J’ai découvert Pierre Rabhi : « on fait pousser des légumes sur un sol mort » mais surtout, j’ai accroché avec la sobriété heureuse : « au lieu d’être dans l’être, on est dans l’avoir indéfini ».
C’était ça : gavée d’avoir, j’avais soif d’être.

J’ai découvert aussi Christophe André, Matthieu Ricard et d’autres.
J’ai relu L’homme qui voulait être heureux et visionné plus tard le très bon Ted Talk de Laurent Gounelle.

J’ai découvert le pouvoir de la gratitude et démarré un carnet de kifs.
Un exercice qui a produit des merveilles. Le soir avant de m’endormir, je trouvais bien plus que 3 choses pour lesquelles j’étais reconnaissante.

Je voyais ce qui me faisait du bien et je suivais le filon !

Derrière les nuages, il y a toujours du soleil… (Wellington, Nouvelle Zélande)

J’ai découvert the Story of Stuff puis the Story of Bottled Water et the Story of Broke (en fait j’ai binge watché tous les épisodes).

J’ai découvert les blogs minimalistes comme Becoming minimalist et beaucoup d’autres.

En décembre, j’ai commencé à faire du tri dans mes affaires. J’ai donné, j’ai vendu.
Début janvier 2015, j’ai lâché ma maison, soulagée.
Mes parents m’ont recueillie (vitamine PM -Papa/Maman). Mon loyer consistait à préparer le dîner 🙂

J’ai commencé à diriger mon regard vers le prochain chapitre et à préparer mon sac de routarde.

Recommencer à marcher

Rando-bivouac dans les Pyrénées pour mon anniversaire

Quelques jours après mon déménagement, j’ai enfin pu voir un psychiatre :

« Vous n’avez pas de maladie mentale.
Il n’y a pas de pilule contre le deuil : vous êtes mal tombée, il faut savoir lâcher les combats perdus et partir.
Dès maintenant, faites ce que vous aimez. Sortez. Allez voir vos grands-parents, vos amis et votre filleule, changez d’air. C’est le seul remède. »

Un psychiatre extra 😉

En février je suis partie quelques jours voir mes amis (et ma jeune filleule) en Belgique.
Au retour, j’ai dégotté un reflex d’occase pour m’essayer à la photo et j’ai aussi suivi un stage de massage crânien par acupression.

J’ai vu Le sel de la Terre au cinéma. J’avais toujours été passionnée par la photo et le projet de reforestation de Sebastião et Lélia Salgado. Là, j’ai découvert que c’était un effondrement personnel qui était à l’origine du projet. Une preuve de plus de renaissance post-effondrement.

Mi-février, j’ai appelé la DRH, tremblante et en pleurs : « je ne reviendrai pas. »
C’était dit. J’avais fait le plus difficile.

Juste après, je suis allée auprès de mes grands-parents.
Mon grand-père était à l’hôpital, mourant. J’ai pu aider ma grand-mère avec les démarches administratives et profiter de sa présence positive et si réconfortante.

Burn out : un incendie qui ravage tout

Le burn out est un incendie qui, à petit feu, ravage tout. Les murs tiennent encore mais à l’intérieur, c’est le néant !
C’est sournois et presque invisible. On ne voit rien venir.

Ca me fait penser à l’histoire de la grenouille : mets une grenouille dans une casserole d’eau bouillante, elle en ressort d’un bond… mets une grenouille dans une casserole et fais bouillir progressivement, la grenouille ne réagit pas et meurt.
Je te prie de me croire sur parole plutôt que de suivre mes instructions.

Un peu comme un changement de mue, douloureux et invalidant, le burn out a ses bienfaits.
J’adore l’image du sequoia qui a besoin du feu pour être plus fort, plus vigoureux et assurer sa descendance.

Il y a un avant et un après burn out.

Vivre cet effondrement, habiter un corps qui ne répond pas, dont tout l’intérieur a cramé, m’a forcée à tout repenser. A tout reprendre depuis les fondations.
J’étais dans une vision tubulaire, j’avais besoin d’ouvrir le champ des possibles et réévaluer les contraintes (et conforts !) que je n’avais pas choisies en mon âme et conscience.

Le départ

Envol d’un thalassarche à Stewart Island (Nouvelle Zélande)

Le 20 mars 2015, encore chancelante mais décidée, j’ai pris la route.
[Il m’a fallu plus de 2 ans pour totalement retrouver mon niveau d’énergie d’origine.]

Le jour de mon départ, j’étais parcourue de sentiments contradictoires.

J’étais à la fois :

  • soulagée de laisser les derniers mois derrière moi,
  • très heureuse de me remettre à marcher,
  • « excited » de tourner la page et d’écrire un nouveau chapitre,
  • prête à revivre,
  • immensément fière d’avoir fait rentrer toutes mes affaires (ma vie !) dans un sac de 35 litres et 10 kg…

Mais aussi inquiète face :

  • à mon manque d’énergie,
  • au fait de vivre sur mes économies,
  • au fait de voyager seule (femme seule !!),
  • à l’ennui possible…

Prête à sauter

Falaises aux colonnes basaltiques dans le prolongement du Giant Causeway, Irlande

J’ai donc sauté dans l’inconnu.

Je suis partie sans billet retour. C’est ce que je voulais.

Je ne recherchais pas la distraction des vacances.
Je voulais prendre mon temps.
Le temps de la profondeur. Le temps des surprises.

Je savais que la clé était de me laisser porter par les lieux et les rencontres.
Désormais, je serais voyageuse.

Je voulais le luxe du temps.
Reprendre le pouvoir sur le temps au lieu de le laisser me gouverner.
Le temps est tout ce que l’on a, the great equalizer : nous sommes tous égaux devant le temps, il ne s’achète pas, il ne se rattrape pas. Il est là, maintenant. Et à la phrase suivante, il a déjà fui.

Magie

Au bout de la route (et du sentier) sur l’île d’Achill, Irlande

Depuis mon départ, tout s’est super bien passé.
La magie s’est produite, la chance m’a accompagnée. Un peu plus chaque jour même.

Mon champ des possibles s’est ouvert.
Petit à petit, j’ai assumé mes rêves au point d’oser les annoncer et les réaliser.

Bien sûr, il y a eu des doutes et des situations inconfortables (plus que lorsque ma vie était en pilote automatique) mais elles m’ont montré le mon chemin.

J’ai donc poursuivi mon voyage immobile/intérieur en passant beaucoup de temps avec moi-même.

J’ai laissé s’exprimer les parties de moi que j’avais mises en sourdine.
J’ai commencé à noircir des carnets précieux.
J’ai testé des tas de trucs en rejoignant des projets inspirants, en vivant avec des inconnus.

J’ai arrêté de forcer ou de faire semblant.
C’est facile quand on n’endosse pas le costume de l’emploi et que les personnes sont intéressées par qui l’on est vraiment.

C’est comme ça que je suis devenue ma meilleure amie et ma meilleure alliée.

Changer de cap

Trek en Fiordland

Mon idée de départ pour cet article était de faire un parallèle entre mon effondrement personnel et l’effondrement collectif imminent.
Je ne voulais pas plomber l’ambiance mais c’est plus fort que moi…

« Comme les passagers du Titanic, nous fonçons dans la nuit noire en dansant et en riant, avec l’égoïsme et l’arrogance d’êtres supérieurs convaincus d’être maîtres d’eux-mêmes comme de l’univers »

Syndrome du Titanic, Nicolas Hulot

Combien de livres, de documentaires ont été publiés ? On sait tous qu’on va heurter le mur ou l’iceberg, on sait qu’on participe tous à la destruction mais l’eau est trop froide pour sauter par-dessus bord. Pas de terre à l’horizon non plus.

On s’apprête à revivre l’histoire de l’île de Pâques mais au lieu d’être isolés au milieu du Pacifique, on est isolés au milieu de l’espace !

Si on reprend l’histoire de la grenouille. On n’a aucun moyen de voir que l’on court à notre perte. L’eau de la casserole se réchauffe mais on est bien dans la casserole.

« Vivre cet effondrement, habiter un corps qui ne répond pas, dont tout l’intérieur a cramé, m’a forcée à tout repenser. A tout reprendre depuis les fondations.
J’étais dans une vision tubulaire, j’avais besoin d’ouvrir le champ des possibles et réévaluer les contraintes (et conforts !) que je n’avais pas choisies en mon âme et conscience. »

(oui, j’ai écrit ça un peu plus haut)

Le corps qui ne répondra bientôt plus, c’est notre planète, notre environnement avec ses insectes, ses végétaux… Tu vois l’analogie toi aussi ?

Dépasser la peur

Forêt sur le Routeburn Track, Fiordland, Nouvelle Zélande

Proche de l’effondrement de notre environnement et de notre espèce, on a besoin de tout reprendre.

Pour retrouver un équilibre, il faut intervenir sur tous les plans, tout repenser, tout imaginer, tout recommencer… On doit tous s’y mettre.

« Il ne faut pas compter sur ceux qui ont créé les problèmes pour les résoudre. « 

Albert Einstein (à ce qui paraît)

Pour l’avoir vécu, je sais comme ça peut être effrayant de tenter des choses qu’on n’a jamais imaginées ou faites : je n’ai pas eu la trouille et le doute qu’au moment du départ. Je traverse une crise par an !

Mais l’action renforce la confiance en soi et en la vie.

Plus que désenchantée, notre société a perdu confiance en soi, en ses capacités, en ses membres et en les autres, les « étrangers ».

Aux personnes qui lui disent « je ne pourrais pas faire ce que vous faites », Isabelle Autissier répond avec aplomb et justesse :

« Comment pouvez-vous le savoir ?
Vous n’avez pas essayé. »

Isabelle Autissier
La voie est libre, Caples et Greenstone (Fiordland, Nouvelle Zélande)

Alors comment on trouve au niveau collectif cet espace où tout est possible, où on retrouve la joie et le désir d’action ?

Dis-moi ce que tu en penses !

Je reviens bientôt avec un jeu-démo très très éclairant.

Prends soin de toi,
Perrine

PS : toutes les photos sont de moi, prises avec le fameux reflex de convalescence qui pèse 2 kg dans mon sac !
PPS : Article suivant Retrouver la confiance

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18 réflexions sur “Burn out et renaissance : effondrée, délivréeeee”

  1. bravo Perrine pour tout ce travail / cette énorme remise en question / tout ce chemin parcouru / tu as gagné une énorme bataille avec toi même / tu peux déballer toute ta vie avec beaucoup de franchise et de fierté / vraiment un grand BRAVO !!

  2. je te reconnais bien là.
    tu as trouvé ta voie, ta raison d’exister et tes messages sont des espoirs pour ceux qui se sentent « bloqués » dans leur quotidien.
    comme tu le dis, il y avait déjà tout ça en toi, restait plus au « destin » que de le faire germer.
    continue tes voyages extérieurs et intérieurs, et porte tes paroles aux plus grand nombre. tu es dans le vrai.
    mais passe quand même de temps en temps dans les landes.
    bisous

    1. Salut Yves,
      Oui, j’ai trouvé à la fois ma v(o)ie et ma voix !!
      C’était en moi donc pas de transformation… mais faire ce retour sur soi a pour conséquence de transformer notre rapport au monde.
      Et c’est bien celui-là qui a besoin de révision (pour ne pas dire plus).
      J’espère te voir bientôt !
      Perrine

  3. Moi je croyais que t’avais même pas 30 ans…:-)
    Sauf qu’on peut avoir plus d’énergie positive à 35 qu’à 25 ans.
    Sauf aussi qu’en considérant ta sagesse, tu as beaucoup plus… Tu as compris bien plus vite que moi qu’il est possible de vivre autrement.
    Merci pour cette confidence et ces belles photos.

    1. Ah ah, merci Béatrice.
      L’âge n’est vraiment qu’un chiffre mais un chiffre qui peut faire peur.
      Dans mon cas, c’était une peur salvatrice : il y a une date de péremption pour le permis vacances travail néozélandais. Donc si je voulais explorer ce pays pendant une année, sans me mettre sur la paille, c’était maintenant !
      C’est une des meilleures décisions que j’ai prises 🙂

  4. Rêver sa vie ou vivre sa vie.
    Tu as fait le bon choix.
    Pour le commun des mortels, c’est avec l’âge et l’expérience que cela s’impose parfois.
    Toi, tu as pris cette option rapidement.
    Tu en profiteras donc beaucoup plus.
    Que la Vie soit avec toi !

    1. Salut Ricardo,
      Au même moment, tu prenais tes pieds et te mettais en marche.
      Je te trouve tellement courageux de l’avoir fait à 55 ans.
      A ton âge comme au mien, quand on se lance dans un voyage comme dans toute nouvelle aventure comme l’entreprenariat, on se retourne uniquement pour se dire : mais pourquoi je ne l’ai pas fait plus tôt ?!
      Que la Vie soit avec toi et Pascale !!

  5. Tu vas rire jaune, mais ton burn-out me fait envie (considérant le départ qu’il peut offrir).
    Il faudrait trouver les points de bascule (positifs si possible) pour les gens comme moi (et tant d’autres au degrés divers) qui ont bien conscience et l’envie de vivre autrement, mais qui n’ont pas atteint le burn-out ou la dépression dans leur quotidien actuel (mais qui sont consciemment ou pas en grave dissonance cognitive).
    En attendant tu nous inspires grandement, merci encore!

    1. Bonjour Olivier,
      Merci pour ta franchise.
      Alors comment provoquer ce point de non-retour ?
      J’ai repéré dans mon parcours 3 tentatives de faire le grand saut.
      Je cumulais toutes les bonnes excuses : le mauvais moment, le trou sur le CV, l’argent, l’amour, la fierté ou l’ego (je ne démissionnerai pas !)… et certainement la meilleure : le regard des autres !
      Il faut t’attaquer à chacune d’entre elles une par une.
      A bientôt pour de nouvelles aventures.
      Perrine

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  9. Merci Perrine pour la révélation de ta personne, pour ton travail de résilience et te voici libérée de tes entraves.
    Je t ai bien apprécié quand Christian t a rencontrée et amenée chez nous.
    Tu es vraiment vraie, sensationnelle, admirable et courageuse… Belle continuation et beau moment présent et à venir.
    Je t embrasse amicalement.
    Lulu

    1. Chère Lulu,
      Merci beaucoup pour cet adorable commentaire et votre hospitalité sans pareille.
      Paul Eluard disait « il n’y a pas de hasards, que des rendez-vous » : quel incroyable concours de circonstances que nous ayons fait escale sur la place du village au moment-même où passait Christian… et que la remorque de Nate avait besoin d’un renfort !
      Vive l’héliocyclisme et vive le Tarn 🙂

  10. Salut Perrine
    Il est rarissime que je laisse un commentaire sur quelque blog que ce soit mais pour toi je ferais un exception car ton article m’a profondément touché pour de multiples raisons. Probablement, entre autres, parce que tu as le même âge que Anne qui n’a pas non plus fait le choix d’une vie « confortable » mais qui, je le pense et je l’espère vit la passion qui l’habite.
    bises à toi.
    Jean-charles

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