5 bonnes raisons d’apprendre une autre langue

Apprendre une langue étrangère n’est pas facile. Pour personne.
Et pourtant, tu aurais tort de t’en priver !

Mehr Sprachen, mehr Chancen.
En allemand ça veut dire : plusieurs langues, plus d’opportunités et de perspectives.
C’est le titre d’un poster qui m’a accompagnée pendant mes études mais surtout une maxime qui s’est vérifiée à plusieurs reprises dans ma vie personnelle et professionnelle.

Tu es sûre Perrine ?

Oh que oui car aujourd’hui ne parler qu’une seule langue peut même être un handicap !
J’ai beaucoup de plaisir à intervenir dans les écoles, collèges et lycées quand je voyage pour montrer comme il est utile et important de parler une autre langue, de voyager et de comprendre le monde.

Les avantages à parler une autre langue sont archi-nombreux. En voilà 5 :

Communiquer avec le reste du monde

Qu’on le veuille ou non, le monde s’internationalise, les frontières sont devenues poreuses, tout va plus vite et tout le monde peut/veut parler avec tout le monde.
On peut pleurer l’affaiblissement de la francophonie ou s’adapter pour profiter du monde tel qu’il est.
Imaginons que tu sois lépidoptérophile (pour le commun des mortels, tu collectionnes les papillons), connaître une autre langue te permettra de lire des livres et regarder des films documentaires qui n’existent pas en français. Mais aussi d’entrer en contact et communiquer avec d’autres passionnés. Et plus tard de te décider à voyager dans un pays lointain pour être aux premières loges, peut-être même en compagnie de quelqu’un-e rencontré-e via un club ou un forum.

Apprendre une langue et s’expatrier

Avec l’Union Européenne, il n’y a plus besoin de visa pour vivre et travailler dans un autre pays de l’Union.
Les échanges ERASMUS se multiplient et ça ne vaut pas seulement pour les études universitaires.

Avec la crise de 2008, les jeunes Espagnols, Portugais et Grecs se sont retrouvés dans une grande précarité.
Ils n’avaient pas d’autre choix que de saisir les opportunités là où elles se trouvaient. Ailleurs. Loin de chez eux. Ils sont partis vivre, étudier et travailler dans les pays qui souffraient le moins de la crise économique : Royaume-Uni, Allemagne, Scandinavie en tête.
Ils ne parlaient pas forcément la langue au départ mais ils y ont remédié !

Ça c’est pour le cas extrême, il y a aussi celles et ceux attirés par un autre mode de vie, une autre culture et qui veulent tenter l’aventure dans un nouveau pays.

J’adore ce TED Talk par Anjuli Pandit.

Non à la résignation. Osons traverser les frontières pour aller saisir les opportunités là où elles se trouvent.

Partager des informations et des connaissances

Quand tu cherches une info, tu demandes à tes parents ou un pote super calé ? Non.
Tu ouvres une encyclopédie ? Encore moins !
Le monde a changé et c’est vers Siri et Google que tu te tournes.

En avril 2018, sur les 10 millions de sites web en ligne, 52% sont en anglais, contre 4,1% en français (6,1% en allemand et 5,1% en espagnol).

Et détrompe-toi, ça ne traduit pas forcément l’hégémonie américaine.
Le but est de partager ses idées et connaissances le plus largement possible.
Ainsi, beaucoup d’internautes, notamment les Scandinaves et les Asiatiques choisissent de s’exprimer en anglais plutôt que dans leur langue maternelle.

Un ami qui parlait avec enthousiasme d’un projet bricolage pointu devait avouer qu’il était bloqué parce qu’il ne trouvait que des ressources en anglais. Des internautes partagent leurs connaissances mais lui ne pouvait pas y accéder. C’est dommage, non ?

Apprendre une langue pour voyager

Bien sûr, c’est en voyage qu’apprendre une langue se révèle être un excellent investissement.
Ça t’ouvre tout de suite des portes.

Les locaux sont beaucoup mieux disposés si tu fais l’effort et t’intéresses à eux. Ça t’évite d’être catalogué-e touriste et permet surtout de nouer facilement des relations et peut-être te faire inviter parce qu’ils veulent te connaître et en savoir plus sur toi !

Tu peux choisir de vivre avec les locaux et ainsi mieux comprendre le pays et la région dans laquelle tu te trouves.
J’ai beaucoup utilisé HelpX l’année de mon permis vacances travail en Nouvelle Zélande. Le principe d’HelpX, c’est d’aider quelqu’un, une famille ou une communauté quelques heures par jour en échange du gîte et du couvert. Et dans 90% des cas, on est reçu-e royalement !
C’est comme ça que j’ai aidé un apiculteur et vendu le miel sur les marchés, rénové une maison, peint chez une dame qui nous faisait dîner dans son restaurant et nous a présentées à ses quatre enfants, aidé dans une ferme laitière (chez le fils de la dame en question), tondu des moutons, été invitée dans des écoles, assisté un capitaine lors de camps de voile, fait du house sitting, du soutien scolaire, aidé à la gestion d’un petit cottage… you name it!

De meilleures opportunités au travail

Dans beaucoup de domaines professionnels (tourisme, hôtellerie, affaires, technique… même pour les sportifs professionnels !), une autre langue sera exigée.
Si tu parles suffisamment anglais, tu pourras te débrouiller dans la majorité des situations.
Maintenant, imagine que tu parles la langue de ton interlocuteur : tu lui épargnes l’effort de communiquer dans une langue qu’il ne maîtrise pas ou pas bien. Il s’exprime avec facilité et il t’en est reconnaissant.
Une relation de confiance s’instaure.
Comme ça, sans vraiment avoir fait quelque chose de particulier !

Les mots véhiculent aussi une façon de penser, de faire et de voir le monde.
Inconsciemment, vous vous comprenez au-delà des mots, ce qui ne se produirait pas en utilisant une langue neutre comme le « Globish », un anglais approximatif et sans saveur ni caractère.

Dans des situations délicates, c’est un énorme atout.
A 21 ans, je suis arrivée en stage dans une société française qui avait racheté une usine en Allemagne deux ans plus tôt. Parler avec les collègues allemands dans leur langue a permis de lever les malentendus. Je me suis retrouvée dans une position où les deux côtés me faisaient confiance pour mieux se comprendre et avancer dans la bonne direction, ensemble.
Résultat, j’ai poursuivi le travail l’année suivante, une fois mon diplôme en poche !

 

Bon d’accord, tu as peut-être raison, mais c’est difficile d’apprendre une langue et mon prof est nul !

Grosse erreur mon ami-e, ça n’est pas ton prof qui t’apprend quelque chose, c’est toi qui dois t’impliquer.
Aucune langue étrangère ne se retrouve implantée dans ton cerveau comme par magie !
C’est du travail. Yapal’choi !

Je te donne mes trucs et astuces dans un prochain billet…

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